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Efflorescence: trois essais sur le vide





L’événement de vie entre deux petits riens, qui sont autant de la vie, l’intervalle ténue qui délimite le temps et l’espace, au sein d’un présent lui-même dans la présence, ceci décrit la vie. Chaque événement se fait néant  pour le suivant, pour le précédent, et s’oublie dans l’être qui se fait être pour que cet étant soit étant. L’intervalle dans lequel s’oublie le temps et s’oublie l’espace est l’intervalle où ce qui est s’avance comme possible.
Chaque événement se succède, et forme la chronicité, mais pour chaque événement ce qui a précédé n’est rien, ce qui viendra n’est rien, et ce qui est est si ténu, la présence dans le présent, que nous ne le vivons qu’à peine.
Vivre la présence comme un rai d lumière entre deux battants de porte sombre, vivre cette présence comme un intervalle d’éternité, une vivance hors le temps. Comme le jaillissement de la lumière sur nos vies absentées, dans l’intensité non de ce qui vient mais de ce qui est et déjà disparaît, quand l’être se donne non plus comme disparaissance, mais comme herméneutique de sa propre disparition.

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