Accéder au contenu principal

Poétique de la raison biblique



Perspectives philosophiques de la Torah:
YHWH interdit à l’Ha adam, c’est-à-dire l’humanité primordiale dont fera partie Adam, lorsqu’il recevra son nom, de goûter à l’arbre de la vie et celui de la connaissance du bien et du mal. Mais lorsqu’il construit Ha isha, la part féminine de l’homme, en femme incarnée, il ne réitère pas cette interdiction. Or, dans la logique hébraïque, si Ha isha avait dû être interdite du fruit de ces arbres, alors YHWH aurait réitéré l’interdiction pour elle. Ceci fait de Ha isha une femme singulière, qui seule a le droit de goûter aux fruits de la connaissance et de la vie. Pourquoi ? De cette dégustation légitime, deux effets : Ha isha reçoit son prénom : ‘Hawa, qui signifie ‘celle qui donne la vie’, et qui est associée à la raison Binah, dans les commentaires secrets, et elle enfante Qayin, qui signifie l’acquisition et Hévèl, dont le nom signifie la buée, l’éphémère. Pourquoi ? Et pourquoi, encore, entre la connaissance de la vie comme principe, et la connaissance du bien et du mal, choisit-elle de goûter et d’expérimenter la connaissance du bien et du mal, connaissances humaines, tandis qu’à expérimenter la vie comme principe, elle se serait hissée à la conscience divine ?
Quand la philosophie commence là où on l’attend le moins, non pas dans l’étonnement de ce qui est, mais dans sa prise de conscience et son accueil, ce qui seul, par suite, permet à l’étonnement et au questionnement de devenir manifestes et légitimes.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La négativité, le néant Chez Bergson et Heidegger

La critique de l’idée de néant proposée par Henri Bergson au début du 20 ème siècle dans L’évolution créatrice et La pensée et le mouvant est au fondement de la constitution de sa conception de l’élan vital et de la pensée en durée en tant que présences émergentes, créatrices et continuées de ce qu’il y a. Sa position conceptuelle est simple et logique : il n’y a pas de néant, si le néant est considéré comme le non être, car non seulement si nous abolissons tout ce qu’il est, nous ne pourrions abolir l’acte de l’esprit par lequel nous abolissons ce qui est, mais qui plus est, ce que nous nommons non être n’est au fond pas autre chose que cet être qu’il y a et dont nous ne voulons pas, ne considérant que l’absence de ce que nous voulons mais qui n’est pas là. Le néant est donc la chose absente haussée, par un déficit de la raison et de l’intelligence, à l’idée d’un non être généralisé et rationnel. Il ne saurait donc y avoir de néant, d’autant rappelle t’il, que la négation par l...

Manifeste pour la dignité universelle de l’humanité

  Ce texte a été écrit avec l’aide d’une intelligence artificielle, Chatgpt en l’occurrence, par Anne Laure Guichard, le 26 Avril 2025 en France et en Français.   Introduction préalable à l’idée de la nécessité d’un Droit Humain et Citoyen. Étant donné le changement de conscience historique que nous vivons, étant donnée la nécessité de la reconnaissance nécessaire par l’humanité de l’égale dignité de tous les peuples, de leur droit légitime à l’existence, à la sécurité et à la solidarité, tout comme à la liberté, et à la pleine expression de soi, nous avons élaboré un concept d’institutions capables de rendre compte de la parole et de la conscience plurielle de l’humanité et de redonner à l’humanité sa pleine souveraineté, indépendamment des conflits d’intérêts existants entre les divers États existants. Dans l’optique d’une réinvention radicale de la manière dont l’humanité se perçoit, et dans la mesure où ni l’ONU, ni le Droit International, ni les instances juridiqu...

Davar : Le langage créateur, spiritualité hébraïque et psychologie des profondeurs

Extrait de Cogito e®go (ne)sum, livre inédit.  La notion de davar L’Occident nous a accoutumés à ne considérer le langage que dans sa dimension rationnelle, arbitraire et consensuelle, à la suite d’une longue tradition de mise à la raison qui a d’une part porté la philosophie vers une action intellectuelle concrète de se saisir du réel par le concept approprié, et d’autre part, poussé ce même langage à devenir totalement étranger et distinct de sa sagesse sous-jacente qu’on lui attribuait auparavant, et à sa magie, que l’on s’est ingénié à refouler loin dans l’inconscient, mais qui est revenu sous une forme imagée donner du sens à un réel par trop déspiritualisé et concrètement assujetti à une matérialité rationnelle et à une logique expurgée de tout mystère. Dans ce contexte peu favorable, les langues occidentales redoublèrent de génie pour venir rendre au réel et à l’invisible leurs lettres de noblesse en usant et en créant du langage signifiant et renvoyant implicitement à u...